Coronavirus en Bretagne. Une cellule détective pour freiner l’épidémie

Une équipe bretonne d’épidémiologistes cherche et identifie celles et ceux ayant eu un contact avec les personnes positives au coronavirus, Covid-19. Un travail d’enquête pour ralentir l’épidémie.

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Alors que des cas de coronavirus Covid-19 ont été identifiés dans toutes les régions de France métropolitaine, une cellule d’investigation piste les personnes susceptibles d’être contaminées en Bretagne. Entretien avec Alain Le Tertre, responsable régional Santé publique France.

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Quel est votre rôle ?

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Notre équipe est composée de cinq personnes : quatre médecins et une infirmière. Nous travaillons dans des bureaux de l’Agence régionale de santé (ARS) à Rennes (Ille-et-Vilaine). Notre rôle est double : à partir des cas avérés de personnes contaminées par le coronavirus, nous retraçons leur parcours dans les jours précédant l’apparition des symptômes afin d’identifier les contacts et l’intensité des contacts avec d’autres personnes. À partir de cette intensité, nous essayons de casser la chaîne de transmission en recommandant aux personnes impliquées de limiter les échanges, de rester chez elles, de porter un masque…

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Comment se passent vos investigations ?

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Une fois que la personne est confirmée positive au dépistage, nous l’avons au téléphone. Nous lui posons des questions via un questionnaire. Par exemple, nous lui demandons comment elle a pu être contaminée, ses symptômes, etc. Nous établissons ensuite une liste de contacts possibles, qui peut aller de deux à une soixantaine de personnes… Nous cherchons ensuite à connaître l’intensité de leurs contacts et nous l’évaluons sur trois niveaux : faible, modérée ou élevée. Seules les personnes à risque élevé sont prévenues et appelées. Elles aussi doivent répondre à un questionnaire et en fonction de leurs réponses, nous les prévenons de leur prise en charge médicale.

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Quels sont les critères pour définir les niveaux ?

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Ils sont déterminés par la notion de temps et de proximité avec la personne malade. Il y a une différence entre un repas de famille et une remise de colis par le facteur, par exemple. Pour définir les contacts, nous remontons jusqu’à la veille des premiers symptômes.

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Combien de cas élevés ont été jusqu’à présent comptabilisés ?

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Nous avons évalué une centaine de cas élevés, principalement dans les clusters du Morbihan (le département qui a le plus grand nombre de cas de coronavirus en Bretagne, à savoir 23 le jeudi 5 mars à 17 h). Par contre, nous n’avons pas trouvé le patient zéro dans le Morbihan.

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Dans quel état d’esprit sont-ils quand vous les contactez ?

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Quand nous les appelons et, parfois, quand nous leur annonçons leur contact avec une personne malade, ils ne paniquent pas. Ils sont conscients de leur situation.

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Source : Ouest-France.fr

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